Quand tu entends dans le
lointain
L’oiseau siffler sur le
chemin
Crois-tu vraiment que sa
chanson
S’adresse à toi par
compassion
Etonnante est ta vanité
Qui fait tienne toutes choses créées
Attend un peu le retour du printemps
Pour enfin voir arriver le beau temps
Reste alors à trouver la mesure
Qui permet de changer de la façon la plus sure
Le monstre hideux caché dans l’épais corps
Du roi des fées au royaume des morts
busard
Par busard
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Lové sur ses écailles
d'or,
Le souffle
tiède et endormi,
Le Dragon reposait encore
Attendant la fin de sa nuit
La lance fichée d'un fier étendard
Le casque orné du croissant doré
Drapé d'une cape de guerriers tartares
Le cavalier maure approchait
Et de ses yeux durcis aux combats,
La peau brûlée aux dunes des déserts,
Brillait l'âme du vieux soldat
Polie aux vigueurs de la guerre
Son destrier piaffait d'impatience
Au contact du maître compagnon
Qui malgré toute sa science
Laissait s'écouler l'émotion
Il allait affronter la bête
Un choix personnel audacieux
Qui valait plus que cent conquêtes
Car pour lui beaucoup plus précieux
Désarmé pour cette bataille
Contre son dragon personnel
Il marchait sans peur et sans faille
Vers un feu qu'on veut éternel
Voilà que Dragon s'enflamme
Faisant jaillir des laves de terreur
Du volcan qu'on croyait sans âme
D'un cavalier hurlant sa douleur
Son visage inondé de larmes acides
Il gît terrassé sur l'instant
Par cette lutte vaine et intrépide
Pour un sourire bref et enchantant
Qui a vaincu du monstre ou de l'homme
Pour quel espoir ou quelle beauté,
Le choix le Dragon nous le donne
L'Amour commande à l'humanité
busard
Par busard
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