Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Oiseau Netique Epigloptaire
  • Oiseau Netique Epigloptaire
  • : Flap ... l'oiseau se pose et puis dépose ... "Dans le désert de ma Pensée S'est envolée la femme oiseau Marquée par l'altérité Dune anamorphosée aux ciseaux"
  • Contact

 Flap

Rechercher

5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 10:43

Vénus et Jupiter à l'aube, si proches et pourtant si éloigné

 

 

Je cherche ton regard, je ne vois que tes yeux

Ils brillent de ce fard aux couleurs de l’aurore

Et sèment un désespoir plus brûlant que le feu

A mon âme étourdie de sens qui la dévorent

 

Tes silences sont mots d’une langue inconnue

Mais je m’accroche à eux et je glisse à l’étrave

D’une coque affamée de flammes éperdues

De sentiments si forts qu’ils me choquent et me bravent

 

Et je me vois tomber de la tour bicéphale

Où je me tiens debout fier du moi que je suis

Les vents que tu m’envoies m’atteignent en rafale

Mes certitudes ploient de doutes enfouis

 

Alors je sens ta peur qui suinte morbide

De larmes refoulées concentrées à l’envie

De posséder le rêve échevelé des ides

De saisir dans tes mains le sable de ma vie

 

L’inquiétude me prend, je me sens responsable

Qu’ai-je fait qui te nuit sinon que d’exister

Conséquences formelles des actes ineffables

Que demain tu pourrais de l’enfer réveiller

 

Te parler sans arrêt reste ma seule planche

Je me conte effeuillant des pans d’intimité

Avocat de moi même par des effets de manche

Je démasque à ton cœur l’odieuse vérité

 

Peu à peu tu saisis que la fosse est profonde

Que l’espoir est divin mais peu réalité

Tes doigts jettent à ma peau le pont entre nos mondes

Qui sans arrêt s’efface à peine dessiner

 

Les mots se sont perdus à l’océan des phrases

Et la somme menteuse en reste divisée

Un plus un n’est pas deux et s’éloigne l’extase

D’un Amour pour toujours non réciprocité

 

busard

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Quichottine :0010: 17/06/2008 17:14

Je me demandais pourquoi tes poèmes me parlaient.Et puis, j'ai repensé à cette première fois, lorsqu'au hasard d'une promenade virtuelle, je me suis arrêtée sur ta page. Il y avait là un poème sublime, une illustration délicate...J'étais restée longtemps.Depuis, je passe de temps à autre, je m'attarde, et je rêve.Je crois que c'est cela, pour moi, la poésie, une promenade sans but, dans un espace où les mots chantent.Que le chant soit triste ou gai, l'important, c'est que je puisse retrouver dans sa mélodie les battements de mon coeur.Merci, Busard.

busard 17/06/2008 18:08


Flap ... c'est moi qui te remercie Quichotine ...


Runner 06/06/2008 11:01

Merci de ton passage et de ton commentaire.Je découvre ici un poète écrivant en vers classiques dont le style et les mots me parlent autant qu'ils me touchent.Bien amicalement

busard 06/06/2008 11:30


Merci Runner de cette réciproque ... à te revoir !

Amicalement


Ptitsa 05/06/2008 11:33

D'ordinaire, je n'aime pas tellement les poèmes, encore moins les poèmes tristes, mais c'est si déchirant de beauté que cette fois encore, tu me cloues le bec (au propre et au figuré). Je ne sais d'où sourd cette musique qui ruisselle dans chacun de tes poèmes, mais j'aime me baigner à sa claire fontaine dont je ressors chaque fois bouleversée.M'y baignant, j'ai trouvé une petite coquille : les doigts ont perdu une lettre dans l'avant dernière-strophe.Bienvenue parmi ces drôles d'oiseaux que sont les Passeurs d'espoirs...  à demain dans mon jardin.Là, je n'écris rien de plus, tu m'as trop némue. :)Chapeau bas, Buzard.

busard 05/06/2008 15:10


Flap ... quoi de plus normal qu'une coquille ... d'oeuf ... pour un zozio !

Je te remercie de tes commentaires.