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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 21:33

Jo, je vais lire une lettre, une lettre que j’ai écrite à ta place, une lettre exutoire, une lettre de mots pour apaiser les maux. Tes parents m’ont donné l’autorisation de la lire :

 

« Maman, Papa, C’est avec un peu de retard que je vous écris cette lettre, je m’en excuse, pour vous expliquer le pourquoi de mon départ précipité.

 

Depuis quelques mois, comme vous le savez, je n’étais pas bien. Une sorte de ressort s’était cassé dans ma tête, le genre de ressort dont on ne trouve pas de trace, ni dans les livres de médecine, ni dans les bouquins de mécanique et encore moins sur internet, et la casse de ce ressort a tout détraqué.

 

Et plus le temps passait, plus la confusion et une douleur qui ne s’explique pas gagnaient mon esprit. Plus le temps passait et plus j’avais la conscience lucide du caractère inéluctable de mon état.

 

J’ai pourtant lutté tous les jours, toutes les heures, toutes les minutes et de toutes mes forces, je vous le promets, pour sortir de cette impasse. Je vous écoutais me donner des conseils et je m’appliquais à les suivre. Je voyais votre Amour, votre Amour si puissant et cela me désolait de ne pouvoir vous parler de ce mal qui me rongeait car je n’avais pas les mots pour le décrire; quand j’essayais ma gorge se nouait et pas un mot ne sortait.

 

Rien n’y faisait, une sorte de vide s’installait en moi provoquant cet éloignement progressif de vous qui me terrorisait encore plus. Lucide je cherchais l’échappatoire, me débattais dans ma tête pour trouver une solution sans pouvoir en trouver aucune.

 

Comme un poisson hors de l’eau, l’air me manquait. Comme un oiseau sans aile, je chutais. Lucide, je vous voyais vous morfondre et cela n’était pas pour moi supportable. Alors, toujours lucide j’ai décidé de vous apporter la paix que vous méritez, Maman, Papa, en organisant et en réalisant un grand voyage.

 

Maman, Papa, je sais que j’ai fait une grosse bêtise, une de celles qu’on a du mal à pardonner même quand on sait que cette bêtise on la fait par amour.

 

Maman, Papa, ne soyez pas en colère. Je vous aime et vous aimerai toujours et je compte bien vous attendre le temps qu’il faut, là haut, au dessus des étoiles. »

 

 

busard le 28/08/2011

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commentaires

Koka 17/09/2011 10:52



Busard, cette lettre est terriblement émouvante, surtout pour moi qui aie parfois trouvé dans les mots la force de continuer. Ces phrases sont un hymne aux maux du coeur, pleines de pudeur et de
mélancolie.


Bonne journée



busard 20/09/2011 21:11



Flap ... merci Koka ...  merci de comprendre ... merci d'avoir lu et d'avoir laissée une trace de ton passage ... merci